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HOTEL BY THE RIVER d'Hong Song Soo
Amis de la Corée lointaine et mystérieuse, bonjour.
Cette note est de parti pris. J'ai vu le dernier film d'Hong Song soo "Hotel by the river" et je dois dire que c'est une merveille. Film minimaliste en noir et blanc, comme souvent chez Hong, autour de cinq personnages, six avec la serveuse. C'est une méditation poétique et hivernale sur la solitude, l'amour et la mort, mais sur un ton feutré, comme engourdi par la neige. Beauté des femmes (dont Kim Min Nee) sur fond neigeux, ivresse fatale du soju, disputes fratricides, confidences sur l'oreiller d'âmes soeurs, tous les thémes précieux du cinéma d'Hong Song Soo sont là. C'est bouleversant.
Jean


CHIEN POURRI qui est un film d'animation français dont la date de sortie est prévue le 7 octobre 2020. C'est dans la même veine que LE GRAND MECHANT RENARD. Le film est co-réalisé par Vincent Patar qui a lui-même co-réalisé ERNEST ET CELESTINE. CHIEN POURRI n'est pas un long-métrage mais une succession de petits épisodes de 10 min. Et c'est tordant !
Chien Pourri est un chien qui pue, ressemblant à une serpillére qui vit dans les poubelles de Paris. Mais c'est un chien naïf (et le mot est faible !), à qui la vie sourit pourtant sans arrêt... A tel point que les deux méchants chiens de l'histoire sont persuadés qu'il a des pouvoirs magiques. C'est impertinent, drôle, tendre, et c'est pour les petits et les grands.
Bérangère


MALMKROG est un film roumain de Cristi PUÏU, d'expression française (de temps à autre il y a aussi du russe sous-titré). L'action se situe en Russie, à la fin du 19ème siècle (probablement vers 1889, date de l'exposition universelle), et réunit cinq personnages (2 hommes et 3 femmes) dans la riche demeure d'un propriétaire foncier, au cours d'une journée entière entre le déjeuner et le dîner. Ils boivent (beaucoup), mangent (peu) et discourent de façon ininterrompue. De quoi parlent-ils ? De la guerre, du bien et du mal, de la religion, de l'Europe, de l'antéchrist.
En voyant le film je me dis ça date, tous ces discours philosophico-religieux ça date terriblement. Recherche sur internet et effectivement le film est l'adaptation pour le cinéma des trois entretiens de Vladimir Soloviev, poète et écrivain russe du 19ème siècle, proche de Dostoievsky et obsédé par la religion. Ces entretiens ont été conçus comme une machine de guerre philosophique anti-Tolstoï (partisan d'un pacifisme intégral, tendre l'autre joue, etc.). Pour Soloviev la guerre est bonne, juste, surtout contre les sauvages.
Sur le plan cinématographique Cristi Puïu (Cristi, ça ne s'invente pas) a réussi à faire de ces entretiens du théâtre filmé (avec 3 heures de plus il aurait peut-être réussi à faire du cinéma). Le film est divisé en 6 chapitres qui sont équivalents aux actes théâtraux, chaque chapitre portant le nom d'un des personnages. Pour lier ces chapitres, avant la reprise des discours, on voit les domestiques servir les invités, desservir les tables, faire les lits, etc. Les chapitres eux-mêmes sont de longs discours philosophiques. Un pensum de 3h20. Au bout d'un moment on se dit qu'il faudra encore attendre presque 30 ans avant la révolution. C'est d'autant plus insupportable que ces discussions philos sont complètement dépassées, filmées en plans fixes, en champ/contre-champ. Faut-il le recommander au GNCR ? Plutôt au ministère de la santé pour soigner l'insomnie.
Jean


FAMILY ROMANCE de Werner HERZOG
Film présenté à Cannes, explore la pratique répandue au Japon de la location de comédiens pour qu'ils se fassent passer pour un membre de la famille ou un proche. Yuichi Ishii doit se faire passer auprès de Mahiro, 12 ans, pour son pére qu'elle n'a pas connu ; ses parents ayant divorcé lorsqu'elle avait 2 ans. D'autres jeux de rôles alterneront, découpant l'action principale et donnant beaucoup de rythme au film.
J'ai beaucoup aimé. Les images sont très belles, ciselées. Tokyo très bien montrée, l'architecture, les parcs et la nature, les habitants. Mais cela n'a rien d'un documentaire ! C'est incisif, surprenant, drôle, jamais pesant.
Bravo Werner !
Claire


ONDINE de Christian PETZOLD Film présenté à la BERLINALE 2020 - Ours d'argent meilleure actrice Grand prix Critique Internationale
Reprend la mythologie germanique : Ondine doit tuer celui qui la trahit et retourner sous les eaux. La situation est posée dés le début du film : "Si tu pars je dois te tuer, tu le sais". La tragédie peut et doit se jouer. C'est ce qui fait la force du film.
Les deux éléments, l'eau et la terre, Ondine et ses amours terrestres, Ondine et Berlin se répondent sans cesse. Petzold ne perd jamais le fil du mythe et de la tragédie classique mais leur donne une grande modernité grâce à Berlin, ville symbole de notre histoire contemporaine. La derniére partie du film est très réussie, Petzold sait nous surprendre jusqu'au bout ! A voir, bien sûr, bravo Christian !
Claire


POUR l'ETERNITE, film suédois de Roy ANDERSSON dont la sortie était initialement prévue pour juin 2020.
Il s'agit d'une suite de petites scénes (entre 1 et 3'), d'instantanés, des petites histoires de la vie quotidienne et aussi de la grande histoire. Il y a beaucoup d'humour, parfois de la tragédie, souvent de l'insolite, de la dérision, de l'absurde. C'est une vision kaléidoscopique de la condition humaine, sous le regard ironique du réalisateur. L'amour flotte au-dessus d'une ville détruite. C'est filmé en plans séquences et en plans fixes, et c'est admirablement composé. Les plans sont toujours superbes et surprenants. Nous avons beaucoup aimé.
Jean


PETITES DANSEUSES est un documentaire de Anne-Claire DOLIVET dont la sortie est prévue le 4 novembre 2020. Il suit quatre petites filles entre 6 et 11 ans qui rêvent de devenir danseuses étoiles à l'Opéra de Paris et s'y consacrent entiérement avec une exigence et une rigueur impressionnantes. Le comportement et la réflexion de ces petites filles à la fois si petites et si frêles, mais déjà tellement adultes et fortes dans ce milieu difficile est assez stupéfiant. La caméra se glisse à hauteur d'enfant et cherche à entrer dans leur univers, de leur point de vue, sans juger. Il me semble que pour être apprécié, ce documentaire nécessite cependant de s'intéresser à l'un des sujets qu'il aborde (la danse, la psychologie de l'enfant, la place des adultes qui les accompagnent...).
Béatrice


A COEUR BATTANT de Keren BEN RAFAEL, avec Judith Chemla, Arieh Worthalter et Noémie Lvovsky, dont la sortie est prévue le 2 septembre 2020.
Yuval est bloqué en Israël pour un probléme de visa pendant que sa compagne Julie et leur petit garçon sont dans leur appartement en France. Ils tentent de continuer à vivre leur amour grâce à Skype, mais bientôt la distance qui s'installe devient plus pesante et remet en cause leurs choix de vie. Rien de bien nouveau dans cette histoire, mais le parti pris de placer le spectateur exclusivement à la place de celui qui regarde l'écran (du PC ou du téléphone servant de support de communication) est intéressant. Et, en plus d'offrir des plans originaux, il donne lieu à quelques scénes très fortes. Par ailleurs, cela peut également nous permettre de nous interroger sur ce mode de communication qui est plus que jamais notre actualité et probablement notre futur pour quelques temps encore...
Béatrice


FELICITA de Bruno Merle est un film curieux qui nécessite qu'on médite dessus pour en apprécier tout le charme et, l'intérêt. Un film dont il ne faut pas dévoiler les nombreux rebondissements et bifurcations. Toute l'histoire se déroule en 24 heures, avant la rentrée des classes, symbole d'un retour au réel et à la responsabilité. C'est un film sur l'apprentissage d'une pré-adolescente, mais aussi de ses parents. Un film qui nous parle de l'enfance que des adultes se refusent à quitter. Un film qui nous raconte des histoires. Les personnages s'inventent des histoires, se racontent et racontent aux autres des histoires. C'est le mentir vrai. Un peu pour fuir les responsabilités, surtout pour réenchanter la vie. Un film sur la puissance de l'imaginaire. C'est une échappée belle, une parenthèse enchantée. C'est aussi un commentaire sur le cinéma puisqu'il s'agit d'inventer des scénarios et de refaire les prises jusqu'à la bonne. Un petit film buissonnier qui ouvre des horizons.
Jean



PATRIMOINE

Jean EPSTEIN
Parmi les nombreux sites de streaming et de VOD, la Cinémathèque française propose certains de ses trèsors en version restaurée et gratuite.
J'ai eu l'occasion de découvrir le réalisateur Jean Epstein. La cinémathèque propose 3 films, un long métrage et deux courts, qui sont de véritables joyaux.
- La chute de la maison Usher-1928
- La glace à trois faces-1927
- Le tempestaire-1947, ce dernier étant un film parlant, un peu, et surtout sonore.
Ces films montrent le talent extraordinaire d'Epstein, sa maîtrise de la technique cinématographique, son travail très moderne sur la bande son, sa vision poétique et surréaliste.
Allez y voir de plus près.
Jean


John FORD
La période de confinement est propice à la révision autant qu'à la confirmation. Nous avons revu l'intégralité de l'oeuvre westernienne de John Ford (hors période muette très prolifique mais souvent inaccessible) qui va de "Le cheval de fer"-1924 à son dernier western "les cheyennes" en 1964.
Confirmation de la cohérence et de la profonde humanité du réalisateur qui, dans son évolution de carrière, a eu le courage de reconnaître les erreurs et les crimes de l'Amérique.
Le western chez Ford épouse la contradiction entre la mythologie et la légende. Il n'en était pas dupe. Il faisait dire dans "l'homme qui tua Libery Valance" : "quand la légende est plus forte que la réalité, imprimez la légende".
Ford est le chantre de l'Amérique profonde, celle de la petite communauté familiale agraire, pré capitaliste. Cette communauté qui intégre des valeurs de solidarité et de partage quasiment communistes, était vouée à disparaître. Dans cette communauté, l'individu est soumis à l'intérêt de la communauté. Ford est le moins individualiste des grands cinéastes américains.
Cette communauté restreinte pourrait laisser craindre le repli sur soi et l'intolérance. Nous et les autres. Mais c'est le paradoxe de Ford, il n'y a pas la moindre trace de repli xénophobe chez lui. Sa communauté familiale s'ouvre à l'étranger. Revoyez : Le convoi des braves-La prisonnière du désert-Le sergent noir-Les cavaliers-Les deux cavaliers-Les Cheyennes, autant de manifestes pour la tolérance et l'ouverture aux autres.
Dans cette économie familiale fordienne il faut aussi mentionner les acteurs qui constituaient une véritable famille, des noms qu'on retrouve de film en film, John Wayne en tout premier mais aussi Richard Widmark, James Stewart, Henry Fonda et tous les seconds rôles John Carradine, Victor McLaglen, Ward Bond, Harry Carey Jr, Hank Worden, etc.
Il ne faudrait pas oublier les qualités proprement cinématographiques de Ford, sa science du cadrage (qu'il tient de Griffith), de la profondeur de champ, la qualité expressive de ses plans stupéfiants de beauté. L'art de Ford est celui d'un humaniste qui se dévoile dans sa façon d'inscrire ses personnages dans des cadres qui les dépassent, pour souligner leur fragilité et leur irréductible singularité.
Jean


Milos FORMAN
Le Vidéo Club Carlotta met à l'honneur le réalisateur tchécoslovaque Milos Forman, décédé en 2018. Il propose les 5 premiers films de Forman (2 court-métrages, 3 longs) avant le printemps de Prague et l'exil forcé aux Etats Unis.
- L'audition et S'il n'y avait pas de guinguettes (1963)
- L'as de pique (1963)
- Les amours d'une blonde (1965)
- Au feu les pompiers (1967)
Tous ces films expriment les aspirations de la jeunesse tchécoslovaque à sortir de la chape de plomb du "socialisme réel". Cette satyre de la société prend la forme d'un conflit des générations, vu avec un humour décapant. La premiére libération, qui englobe toutes les autres, est celle de la sexualité qui s'exprime ici de façon directe, naturelle et sans hypocrisie. A travers elle, c'est toute une société qui se libére. Rappelons-nous qu'en France en 1968, l'exigence d'un groupe d'étudiants à pouvoir accéder au dortoir des filles a littéralement mis le feu aux... poudres. Avec de petits moyens, une caméra légére et en noir et blanc, Forman va révolutionner le cinéma tchécoslovaque, et bien au-delà, dans les pas de "la nouvelle vague". On peut préférer la spontanéité, ce mélange de cinéma vérité et de burlesque de ses premiers films à la machinerie pesante d'un "Amadeus".
Jean


SOLO POUR UNE BLONDE de Roy ROWLAND
"Solo pour une blonde" (1956) de Roy Rowland peut être vu sur Vidéo Club Carlotta en ce moment. C'est une curiosité. C'est un petit film noir - une detective story - de série B. Série B implique petit budget, petits moyens mais pas forcément petit talent.
Roy Rowland est un réalisateur de série B pour le meilleur, parfois et pour le pire, souvent. A son actif/passif des films noirs, des westerns et des comédies musicales. On peut voir sans déchoir "Sur la piste du crime" (1954) avec Robert Taylor, le western "Terreur dans la vallée" (1957) et aussi Viva Las Vegas (1956) avec la sublime Cyd Charisse. On pardonnera beaucoup à Roy Rowland pour avoir fait tourner Cyd Charisse.
"Solo pour une blonde" est l'adaptation d'un roman de Mickey Spillane, écrivain de roman noir de droite (ce qui est plutôt rare dans un genre dédié par nature à la critique sociale), créateur du privé Mike Hammer. Ce privé est à l'image de son créateur, dur, misogyne, raciste, adepte de la justice expéditive et bien sûr anti-rouge. Le roman noir à la Spillane aura comme "digne" successeur SAS et autres romans de caniveau. Eh bien devinez qui interpréte le rôle de Mike Hammer dans le film... Mickey Spillane lui-même. Et on peut dire qu'il n'y a pas erreur de casting tant le rôle lui va comme un gant de boxe. A part ça le film, sans être d'une folle originalité, se laisse voir car le rythme est soutenu et l'artisan Rowland connaît bien son métier.
Jean


Découvertes
"Mister Lonely" de Harmony Korine, pas entiérement réussi mais sacrément surprenant, "Le voyage de la hyène" de Djibrill Diop Mambety, film sénégalais sur l'envie de partir ou encore "Elis" d'Hugo Petra, biopic sur la grande chanteuse brésilienne Elis Regina.
Jean


Hommage à Henry LANGLOIS sur le site de la cinémathèque, sous forme de petites vignettes de 2' ou 3' d'interviews des plus grands réalisateurs actuels. Parmi ces vignettes, celle d'Agnés Varda se distingue par sa créativité.
Jean


Iotar IOSSELIANI
Toujours la cinémathèque avec un réalisateur que je ne connaissais pas : Iotar Iosseliani. D'origine géorgienne (du temps de l'URSS), Iosseliani réside actuellement en France.
On peut voir 2 de ses films (sur 18) :
- "Un petit monastére en Toscane"-1988 est un documentaire sur la vie rurale d'un petit village autour du monastére. On suit la vie quotidienne ritualisée de 5 moines, les offices, mais aussi la vie paysanne qui semble avoir peu évolué. On voit qu'il y a un dieu pour les pauvres et un dieu pour les riches. Les offices religieux témoignent des différences sociales. Les gros plans de Iosseliani sur les chaussures et les fourrures des notables n'ont pas besoin d'autres commentaires.
- plus intéressant encore est "Avril" qui date de 1961. C'est le film de fin d'études cinématographiques de Iosseliani, qui a été interdit (le film) jusqu'en 1974. Film en noir et blanc, sonorisé mais non parlant, c'est une fable, une satyre sur le désir de possession, de la société de consommation, du conformisme social. Un univers très proche de celui de Jacques Tati sur l'absurdité et l'aliénation du consumérisme. La bande sonore est très travaillée et les quelques dialogues sont volontairement incompréhensibles. D'ailleurs, ils ne parlent que pour se disputer.
L'univers de Iosseliani est suffisamment original pour me donner envie de voir ses autres films.
Vive le silence au cinéma.
Jean


STONES ou BEATLES ?
Le Vidéo Club Carlotta a ressuscité la vieille querelle des années 60 (ceci s'adresse à ceux de ma génération. Allo, y a quelqu'un ?) : Stones ou Beatles ?
Pour moi il faut soulever la stone pour trouver le beetle.
Exhumation en deux films : Quatre garçons dans le vent (a hard's day night) 1964 de Richard Lester et Sympathy for the devil 1968 de Jean Luc Godard.
Le premier nous révéle le talent - non des Beatles déjà reconnu - mais d'un jeune réalisateur, Richard Lester qui avec ce film va faire exploser les conventions du cinéma britannique par sa fraîcheur, son impertinence, sa jeunesse et son humour non sensique. Plus tard cet immense talent sera confirmé par des films à gros budgets comme les 3 "Trois mousquetaires", les 2 Superman (le 2 et le 3), le film catastrophe (le genre pas le film) "Terreur sur le britannic" et bien d'autres encore.
Dans "Sympathy for the devil" la caméra de J L Godard capte la répétition et l'enregistrement du titre éponyme des Stones, titre emblématique de l'esprit de révolte tant musical que politique de l'époque. Cette répétition s'intercale entre des scénes d'agit prop (nous sommes dans la période Mao de Godard) autour de textes radicaux, principalement ceux des leaders des black panthers. La répétition musicale est particuliérement bien filmée, Godard nous montrant un "work in progress", comment un titre prend peu à peu son ampleur par les nombreux essais et tâtonnements des musiciens, dans une reprèsentation méticuleuse et laborieuse à l'opposé des déchainements scéniques. En bonus, une très bonne analyse de Jean Douchet.
But what's puzzling you is the nature of my game.
Jean


LA JEUNE FILLE A L'ECHO, un film lituanien de 1964 réalisé par Arunas Zebrinas. Un petit film court (1h) en noir et blanc qui se passe sur la côte lituanienne, à la fin des vacances d'été. Nous suivons Zika, petite fille blonde en vacances chez son grand-pére, qui tente de se lier d'amitié avec un gang de petits garçons. Elle va bien sur se faire envoyer balader...
C'est un joli petit film, lumineux et impertinent, tendre et cruel à la fois. Je ne sais pas s'il existe une version doublée en français, car pour moi, c'est clairement un film jeune public. Il ressort au mois d'août en version restaurée.
Bérangère


LES REVOLTES DE L'AN 2000 de Serrador Narcizo. Film espagnol de 1976 qui contient tout ce que j'aime ! Le titre original est plus évocateur : "Quien puede matar a un nino?", littéralement "Qui pourrait tuer un enfant?". C'est un film de genre surprenant : un couple d'anglais part en vacances sur une île en Espagne. Arrivés là, l'île est déserte, à part quelques enfants qui traînent... très vite, ils vont se rendre compte que les enfants assassinent les adultes. Tout le propos réside dans le titre : qui va oser tuer un enfant pour s'en sortir ? C'est également une réflexion sur l'héritage, et sur le monde que nous leur laissons. C'est un film perturbant, jamais gratuit, avec une fin à tiroir. Tout ce que j'aime ; une belle séance Rembobine en perspective !
Bérangère


INFORMATION IMPORTANTE
Arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19
La salle de cinéma est temporairement fermée

 

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